La publicité ciblée, une bonne carte à jouer

“En plein essor, la publicité ciblée est devenue plus technique, adaptée au bien-être et à l’expérience unique de l’internaute. Celui-ci est désormais libre d’ajuster et modifier les parutions d’annonces mettant fin à l’idée d’intrusion néfaste”.

 

Encore boudée il y a quelques années, la publicité ciblée est aujourd’hui en pleine expansion. Avec un marché de plus de 100 millions d’euros rien qu’en France , les annonces publicitaires séduisent de nouveau, en dépit du succès des campagnes Google. Méthode controversée face à l’abus de certains annonceurs, levons le voile sur cette pratique, qui, une fois maîtrisée, peut être un atout marketing notable.

Son fonctionnement

Les différents ciblages

La publicité ciblée est une méthode qui vise à susciter l’intérêt de l’internaute en quête d’achat sur la toile par la diffusion d’annonce en lien avec ses recherches. 

L’on distingue deux techniques d’annonces ciblées :

 

●   La publicité personnalisée par centres d’intérêt : elle touche l’utilisateur en fonction des sites consultés qui définissent ces recherches et données démographique.

 

●   Le ciblage par emplacement : les annonceurs diffusent sur les pages ou site du réseau de l’éditeur. Ils touchent les visiteurs de sites spécifiques peu importe leurs centres d’intérêts ou leur état social.

 

Se focaliser sur les orientations comportementales est une solution pour vous si :

 

      Vous êtes un site qui souhaite monétiser son espace par la publicité d’autres sites marchands. Le but étant de financer vos frais, et cela, sans perturber la bonne visibilité et la consultation de votre page web. Les différentes régies publicitaires placent alors un code sur le site de l’annonceur destiné au futur emplacement publicitaire.

      Vous êtes un annonceur souhaitant avoir de la publicité sur d’autres sites avec le meilleur taux de rentabilité possible.

 

La récolte d’informations

Pour que l’annonce soit rentable, il est recommandé de la diriger vers des prospects dits “en intention d’achat”. Ce type d’audience est en recherche active de produit ou service. Afin de les traquer, Google et ses acolytes récoltent les données des utilisateurs, informations égrainées aux fils de leurs balades sur la toile.

On distingue 4 types de data:

 

●       La sociodémographique : regroupant l’âge, la localisation, l’activité professionnelle

 

●       l’affinitaire”: comprends les loisirs et centre d’intérêt via les sites précédemment consultés

 

●       L’intentionniste : consultation intensive d’un produit ou service. Le prospect est en phase d’attention d’achat.

 

●       Sémantique: visibilité sur le contenu lors de l’apparition de la publicité.

Lorsque l’internaute se balade sur le web, il laisse des traces. Ces informations collectées sont stockées et associées à des identifiants unique liés au navigateur, application ou l’appareil utilisé.

Ces techniques de pistage automatisées peuvent être l’adresse IP,  les cookies, les plugins installés, le navigateur, le système d’exploitation, la langue utilisée …

Les limites de big Data

Les règles de confidentialités

Sous forme de bannières en bas de page, des cookies apparaissent à chaque consultation de site et visent à prévenir le visiteur que la navigation est enregistrée et quelles données sont collectées.

Dans ce sens, toutes informations enregistrées restent anonymes. Ainsi, l’identité de l’internaute (incluant nom, prénom et adresse postale) n’est pas dévoilée.

C’est pourquoi les informations associées à la connexion ou création d’un compte sont classées “ informations personnelles”.

Le temps de diffusion

En termes de récoltes de données, on ne parle pas de stockage d’informations, mais de “flux”.

Toujours dans le but de convertir les cibles pertinentes en client, les renseignements ont une sauvegarde limitée. On peut comprendre que passer 30 jours, la recherche d’un sac à main soit devenu obsolète. De même, pour le bien de l’internaute, il est recommandé de ne pas insister sur la diffusion après 3 échecs. 

De l’autre côté de l’écran

Une pratique qui évolue

La publicité ciblée a longtemps été un dilemme entre l’atout majeur des annonceurs qui monétisent leur contenu et les internautes surexposés à cette pratique à l’éthique relative.

A cela, les mentalités évoluent et la majorité des internautes ont su accepter ces bandeaux. De plus, les annonceurs ont appris à ne pas étouffer le visiteur. Ce qui n’était pas le cas à ces débuts lorsque les annonces personnalisées engendraient inquiétude et psychose auprès des surfeurs sur le web. Cette technique marketing, aujourd’hui acceptée, est désormais efficace si elle est modérée et contrôlée par le savoir-faire de référenceurs professionnels.

Les bénéfices utilisateurs

Même si elle peut sembler intrusive, la relève d’informations a son utilité. Et contrairement à ce qu’elle était autrefois, la publicité ciblée s’engage vers le bien du cybernaute quoi qu’il en pense.

 

      Les informations récoltées sont aujourd’hui plus fines : n’est-il pas plus agréable d’être distrait par la paire de basket qui vous fait de l’œil plutôt qu’un paquet de couches en promo ? Lorsqu’un site marchand propose une offre adaptée à la recherche de l’internaute au moment le plus opportun, big data n’est plus remis en cause.  

 

      Leur consentement est pris en compte : ce qui remet en question l’abus de parution et le bon ciblage de l’annonce par les publicitaires. Dans les paramètres d’annonce, il est possible de la désactiver si elle est jugée inappropriée, déjà vue, etc.

 

      Inconsciemment, l’internaute est en demande de personnalisation de données. Comment souhaiter une expérience utilisateur unique, sans adapter le contenu à ses goûts et ses habitudes ?

 

En plein essor, la publicité ciblée est devenue plus technique, adaptée au bien-être et à l’expérience unique de l’internaute. Celui-ci est désormais libre d’ajuster et modifier les parutions d’annonces mettant fin à l’idée d’intrusion néfaste.

En limitant significativement les risques de dispersions et avec l’aide de professionnels, les publicités par centre d’intérêt ont permis de réduire les coûts par clic de + 30 %. Mieux, une marque de prêt-à-porter enregistre une rentabilité jusqu’à 40 %.

Avec de tels résultats, le ciblage comportemental est une stratégie tentante dans le cadre de la vente en ligne.

Besoin d’approfondir le sujet ? Prenez conseils auprès d’experts en publicité ciblée.